Comportements intéressants!

Bonjour à tous et à toutes,

la migration s’est activée depuis les 24 dernières heures. La page facebook de l’observatoire des oiseaux de Tadoussac mentionnait qu’une migration nocturne de bonne intensité avait lieu la nuit dernière sur la côte est Américaine. Afin de vous aider à bien comprendre, les radars météos permettent de capter le mouvement nocturne des oiseaux lorsque la couverture nuageuse est faible.

Sur la photo que je vous présente ici (source: OOT), on voit bien le système dépressionnaire sur le centre-est des États-Unis qui nous affecte aujourd’hui. Si on regarde bien les radars à l’est de ce système, on note bien la présence de points bleus en cercles concentriques qui représentent des objets en déplacement de faible réflectivité. Plus précisément, c’est des oiseaux en migration nocturne que l’on voit.

Radar_nuit_30-31-mars

Pour confirmer que ce mouvement nocturne à atteint notre région, ce matin, j’ai noté la présence de bruants chanteurs (ils étaient partout comparativement à hier ou il y en avait un ici et là) et de pluviers kildir. Il est probable que de nouvelles espèces se soient pointées le bout du bec dans le sud de la province. Ce mouvement migratoire était principalement composée de migrateurs tempérés.

Si on revient à nos oies, on peut dire que la saison est débutée. Ce matin en me rendant au bureau, j’ai pu observer quelques milliers d’oies volant au dessus de la ville de Montmagny. Depuis quelques jours, j’ai noté un comportement intéressant de la part des bernaches et des oies. À chaque marée haute, elles se déplacent beaucoup dans tous les sens afin de trouver de la nourriture dans les champs qui sont encore recouvert de neige à près de 90%. En espérant que ce manque de nourriture temporaire ne les obligent pas à retourner vers l’ouest….

Tout ce que l’on peut souhaiter c’est que la vague de froid qui s’en vient ne s’éternise pas trop et que le printemps reprenne vite sa place!

à bientôt

Benoit,

Préparatifs pour la chasse

Bonjour à tous et à toutes,

la chasse à la bernache est maintenant ouverte pour toutes les régions du Québec. Même si cette chasse est pratiquée par plusieurs sauvaginiers, son ouverture n’est pas aussi marquée que celle du canards. L’ouverture du canard se fera le 13 septembre pour les districts C (Abitibi), D (Lac-St-Jean) et E (Gaspésie) et le 20 pour le district F (De Rivière-du-Loup à Gatineau). Cette ouverture est une réelle tradition pour plusieurs chasseurs.

Présentement, la majorité des chasseurs s’affaire à finaliser leurs installations afin d’être prêt pour cette journée. Une des dernières étapes est le camouflage des caches avec une végétation dense afin de permettre aux chasseurs d’être suffisamment dissimulés pour ne par être repérer par le gibier convoité. Les caches sont généralement situées en bordure de rivières ou de marais qui offrent un fort potentiel pour la sauvagine.

Je profite donc de ce début de saison pour vous sensibiliser sur l’importance du type de végétaux à choisir pour camoufler votre cache. Plusieurs d’entre vous utilisez une plante que l’on appelle le roseau commun (Phragmite, voir photo). Cette plante offre plusieurs avantages: elle est disponible en grande quantité, les tiges sont longues (>2,5m) et le feuillage reste vert une bonne partie de la saison. Par contre, elle présente un inconvénient majeur et non négligeable soit qu’elle est considérée comme une plante envahissante. Vous n’avez qu’à regarder le long des autoroutes pour comprendre que cette plante est agressive et elle ne laisse pas de place pour d’autres espèces de plantes.

Photo: roseau commun

Cette plante peut se disperser à l’aide de sont réseau racinaire, de fragments végétatifs ou de ses graines. Il est important de ne pas transporter, ni utiliser cette plante pour le camouflage de vos caches, car elle risque de s’établir autour de votre site. L’établissement d’une colonie de roseau près de votre site n’est vraiment pas souhaitable.

Lorsqu’elle s’établit à un endroit, elle colonise rapidement les lieux. Par la suite, il est difficile et très onéreux de s’en débarrasser. De plus, elle modifie considérablement l’écologie du site. Ces perturbations ont comme conséquences que le site (marais, bord de rivière ou autres) est moins attractif pour la sauvagine en générale tant pour la reproduction que pour la migration. Le succès de chasse diminue rapidement à la suite de l’établissement d’une colonie de roseau commun.

Il est évident que les solutions de remplacement de ce matériel demande plus de temps et de créativité de la part des chasseurs. Par contre, vous serez fier d’avoir éviter l’envahissement de votre marais par cette plante hautement nuisible pour la biodiversité. Vous serez les premiers perdants dans l’établissement d’une colonie de roseaux sur votre site de chasse. Je suis certain que plusieurs chasseurs pourraient nous raconter des anecdotes sur l’établissement de nouvelles colonies de roseaux commun près de leur site de chasse. N’hésitez pas à me les faire parvenir.

Je vous encourage donc à trouver des solutions de rechange et à nous en faire part afin que votre expérience bénéficie à la communauté des sauvaginiers.

Sur ce, je vous mentionne que les premières bernaches ont fait leur apparition dans la région! Aussitôt que les premières oies se manifesteront, je vais alimenter ce blog de façon régulière.

Bonne saison de chasse dans le respect des autres chasseurs et utilisateurs des milieux humides!

à bientôt,

Benoit

Ouverture de la chasse à la bernache arrive à grand pas!

Bonjour à tous et à toutes,

et oui, nous sommes déjà rendu au mois de septembre! C’est maintenant le temps de réactiver ce blog afin de vous renseigner sur la migration des oies dans la région de Montmagny. À noter que les premières bandes d’oies vont arriver dans la région d’ici trois semaines environ.

Je vous écris ce message, car la chasse à la bernache résidente ouvrira le 6 septembre dans le district de chasse F. Quoique des photos de chasse ont déjà commencé à circuler, mais elles proviennent des zones (Lac-St-Jean, Abitibi, Gaspésie et la partie est du Bas-St-Laurent) où la chasse ouvrait le 1er septembre.

On appelle cette période de chasse la « présaison », car la saison de chasse aux oiseaux migrateurs ouvrira officiellement le 21 septembre (zone F). La chasse en présaison est uniquement permise sur les terres agricoles. Elle vise la population de bernache résidente qui occasionne d’importants dommages lors de leurs rassemblements hivernales aux États-Unis et dans le sud de l’Ontario.

Voici deux cartes de distribution de la bernache du Canada provenant de l’Atlas des Oiseaux Nicheurs du Québec: Carte provenant du premier atlas (1984-1989):

Carte provenant du 2ème atlas (2010-2014):

Si on compare les deux cartes, la population de bernache résidente est bien établit dans le sud de la province et elle est en nette augmentation. Par contre, elle est moins établie dans l’est et dans les région plus au nord.

Alors pourquoi une chasse à la bernache résidente dans ces secteurs (Lac-St-Jean, Abitibi, Gaspésie, Bas-St-Laurent)? Principalement parce qu’une proportion importante des bernaches résidentes du sud effectuent une migration de mue. C’est-à-dire que les individus qui ont échoué leur reproduction ou qui sont trop jeunes pour se reproduire vont se déplacer vers le nord au mois de juin afin de trouver un habitat adéquat pour remplacer leurs plumes (mue). Se sont ces même individus qui migrent au mois de septembre. Cette période de chasse vise donc à réduire la population de bernaches résidentes. Voici un article intéressant (en anglais): Dans « The Canadian Field Naturalist » TITRE: Management Implications of Molt Migration by the Atlantic Flyway Resident Population of Canada Geese, Branta canadensis, 2007, vol. 121, no3, pages 213-320.

Dans la région de Montmagny, il rare d’observer de bons rassemblements au début de septembre. Les premières bernaches résidentes qui ont effectué une migration de mue apparaîtront aux environ du 10 septembre.

Je vous souhaites à tous et à toutes une excellente saison de chasse 2013 dans le respect des autres utilisateurs (observateurs, chasseurs) de la ressource. Et surtout dans le respect de la propriété privée.

J’aimerais terminer ce message en vous signalant que la migration des oiseaux de rivage bat son plein présentement. À vous d’en profiter!

à bientôt,

Benoit