Actions mises de l’avant dans son cadre

Depuis le début du projet en 2010, plusieurs actions ont été mises en place. Je vous présente ici les actions passées et les actions. À noter que des changements peuvent survenir en cours de route, car une table de travail avec un représentant de chacun des intervenants locaux se penche sur chacune des actions occasionnant du même coup des modifications et des améliorations.

ACTIONS PASSÉES:

Blog: La première action qui a été mise en place au tout début est la réalisation d’un blog alimenter tant au printemps qu’à l’automne. L’objectif de ce site est de renseigner les observateurs et les chasseurs d’oies sur l’état de la migration dans la région. Cette action est très appréciée avec entre 25 000 et 30 000 visites par année. Au printemps 2012, le site a complètement été reconstruit afin d’y intégrer plus d’information. En plus des messages presque quotidien, une carte interactive, une section sur les détails du projet pilote, une section sur l’observations des oies, une section sur les techniques de chasse printanière à l’oie et une section photos/vidéos ont été ajoutées. Lors de la migration printanière les interventions des effaroucheurs sont inscrites sur la carte interactive (seulement durant les printemps 2012 et 2013). Pour le moment (fin 2014), le blog est maintenue.

Panneaux d’interprétation: Au début du projet, six panneaux d’interprétation ont été réalisés et distributés sur le territoire (1 au ROM de St-Vallier, 2 au marais aménagé par Canard Illimité à Montmagny, 1 sur la rive est du bassin (embouchure rivière du sud) à Montmagny et 2 dans les sentiers du petit cap à Cap-St-Ignace). Ces panneaux traitent principalement le la Grand oie des neiges, mais également des oiseaux migrateurs en général et de l’importance de protéger les habitats qu’ils fréquentent.

Mise en place d’une gestion intégrée des oies: La participation de tous les intervenants est au coeur d’une gestion intégrée des ressources fauniques. Pour ce faire, une table de travail est en cours de formation. De plus, une consultation des producteurs agricoles et des chasseurs a été effectuée au printemps 2012. Un questionnaire accompagné d’une description du projet a été envoyé à tous les producteurs agricoles touchés par ce projet. À la fin du questionnaire, ils étaient invités à une rencontre afin de discuter de ce projet et pour obtenir plus de détails. Le même processus a été appliqué pour les chasseurs. Par contre, les chasseurs sont difficiles à rejoindre, car ils peuvent provenir de n’importe quelle région région du Québec. Ces deux rencontres d’informations (producteurs agricoles et chasseurs) ont permis de modifier certaines actions et de combler le siège de guide/pourvoyeur, de chasseur autonome et de producteur agricole sur la table de travail. La table de travail a été dissoute à la fin de l’année 2013.

Aménager des champs pour faciliter l’alimentation des oies: Les cultures attrayantes ont souvent été abordées comme une des solutions possibles au problème de déprédation agricole. Si d’importantes sommes d’argent sont investies, il est important que ces derniers soient situés de manières à faciliter d’autres activités de mise en valeur comme l’observation et la chasse afin de générer des retombées économiques.

Un champ appartenant à la ville de Montmagny situé à proximité du marais aménagé par Canards Illimités est cultivé à chaque année. Ce champ est situé dans un haut lieu d’observation printanière des oies. À chaque année (depuis 2012), 4-5 hectares de ce champ sont cultivés en maïs grain. À fin du mois de novembre, le maïs est couché sur le sol afin que les oies puissent le manger au printemps suivants. En 2013, des aménagements ont été réalisés dans ce champ afin de favoriser la biodiversité en général en plus de la présence des oies. Des étangs ont été aménagées et des nichoirs à hirondelles et à canards arboricoles ont été installés. Ces aménagements ont pu être réalisés grâce à une subvention de la Fondation de la Faune du Québec. Deux leurs réalisations des espèces d’oiseaux un peu inusité y ont été observées: Bernache de Hutchins, Phalarope de Wilson, Barge hudsonienne, Chevalier semipalmé, Bécassin roux, Pygargue à tête blanche, Fuligule à tête rouge.

Finalement, nous avons tenté de développer des cultures attrayantes en terre privée. L’option retenue était d’encourager les techniques agricoles agroenvironnementales afin de favoriser la présence des oies dans les champs où elles n’occasionnent pas de dommages (ex. : chaume de maïs). Les champs de maïs ensilage et de maïs grains sont des sites de prédilection pour l’alimentation des oies. En utilisant des techniques comme le travail réduit du sol et/ou le semi-direct, la superficie de champs disponible pour l’alimentation des oies serait augmentée. L’alimentation des oies dans ces champs retarderait leur alimentation dans les champs de cultures fourragères. Cette option demande un effort de concertation entre les intervenants afin d’identifier ces champs pour ne pas que les oies y soient dérangées par les chasseurs et les effaroucheurs. Voici les affiches qui ont été développé en lien avec cette action afin d’identifier ces champs:

Promouvoir l’activité de chasse de conservation et faciliter l’accès des chasseurs aux terres agricoles au PRINTEMPS SEULEMENT: Parallèlement à l’action précédente, l’action qui suit vise à faciliter l’accès des chasseurs aux terres des producteurs agricoles où les oies font des dommages importants (généralement les prairies fourragères). Au printemps, il y a très peu de chasseurs dans la région comparativement à l’automne. Les producteurs n’ont donc pas accès à un bassin de chasseurs suffisament important afin de faire fuire les oies des champs où elles occasionnent des pertes. Ils se tournent donc vers l’effarouchement organisé par la fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud.

La chasse printanière étant très difficile, cette action a permis de faciliter le travail des chasseurs. Au printemps 2013, les affiches suivantes ont été installées en face des champs où les producteurs désirent recevoir des chasseurs sur leurs terres. Il à noter que le projet ne va pas s’émisser dans les ententes de gré-à-gré entre les producteurs et les chasseurs. Ces derniers devront contacter directement le propriétaire des terres afin de conclure une entente avec lui (bien lire l’affiche au complet). Par contre, les chasseurs qui auront chassé grâce à ces affiches devront remplir un petit formulaire disponible chez chacun des producteurs agricoles participant. Ils devront inscrire dans ce formulaire les techniques utilisées, le nombre de journées chassées, le nombre d’oies abattues, etc… L’objectif est de rendre le territoire accessible pour un plus grand nombre de chasseurs possibles tout en démontrant aux producteurs agricoles que la chasse est un très bon outil de gestion et qu’elle permet de contrôler la taille de la population afin de réduire les dommages aux cultures tout en générant d’importantes retombées économiques pour la région. Dû à un manque de financement, cette action a seulement été en place au printemps 2013…

ACTIONS EN COURS:

Projet printanier de chasse contrôlée sur les terres appartenant à la ville de Montmagny: Afin de promouvoir la chasse printanière à l’oie, une modification de la Zone d’Interdiction de Chasse (ZIC) printanière de Montmagny a été déposé à l’automne 2012. Cette modification réglementaire à eu lieu et une chasse contrôlée est pratiquée sur ce territoire depuis le printemps 2014. L’objectif est de donner accès à un nouveau territoire de chasse par tirage au sort à un coût faible. Les chasseurs auront seulement accès au site et aucun équipement ne sera fourni (chasse de type auto-guidé). Le but est d’encourager les chasseurs autonomes qui pratiquent leur activité à l’automne seulement à venir chasser dans un site exceptionnel au printemps. Afin d’encourager les gens d’un peu partout à venir chasser sur ce site, des journées sont réservées pour les chasseurs de la MRC de Montmagny, d’autres pour les chasseurs de l’extérieur de la MRC, d’autres pour tous les types de chasseurs et deux journées sont réservées pour la relève.

Cette zone d’interdiction de chasse a été instaurée en 1998 afin de préserver un site pour l’observation lors du passage printanier des oies. Cette modification vise une petite partie de la ZIC située à plus d’un kilomètre du site d’observation le plus près. Il est important de spécifier que dans les ZIC, les fédérations de l’UPA ont budget plus élevé afin d’y effectuer de l’effarouchement 7 jours sur 7 à raison de 14 heures par jour. À titre de comparaison, le budget disponible en territoire situé en dehors des ZIC leur permet d’effectuer des activités d’effarouchement 5 jours sur 7 à raison de huit heures par jour. L’objectif de départ de cette ZIC qui était de préserver un secteur pour l’observation des oies n’est pas atteint, car les oies ne s’y posent qu’en de rares occasions à cause de la présence des effaroucheurs. Il serait souhaitable d’établir une chasse contrôlée qui génère des retombées économiques au lieu de continuer d’effectuer un effarouchement constant qui génère des dépenses. Si jamais, le comportement des oies change drastiquement à la suite de l’établissement de cette chasse, des modifications majeures seront apportées jusqu’à la fermeture totale du site de chasse. Les chasseurs qui vont s’inscrire pour chasser sur ce site seront prévenus à l’avance qu’il peut y avoir des modifications.