Nidification des oies 2017-2

Bonsoir à tous et à toutes,

voici le 2ème message de M. Gauthier concernant la nidification des oies à l’île Bylot. Les femelles sont présentement en train de couver.  Bonne lecture!

Bonjour,

Voici des dernières nouvelles de la nidification de l’oie des neiges dans l’Arctique.

Tel que précisé dans mon précédent message, nous avons cette année un printemps assez tardif à l’île Bylot. La quantité de neige à l’arrivée de l’équipe à la fin mai était très élevée et la fonte de la neige a procédé lentement avec une météo changeante durant laquelle périodes de soleil et de temps nuageux ont alternées, entrecoupé de quelques chutes de neige! En date d’hier, il y avait encore 50% de couverture de neige dans les secteurs centraux de la colonie at dans certains secteurs, on avait jusqu’à 90% de couverture de neige encore.

Néanmoins, les oies sont arrivées tôt, durant les premiers jours de juin, et en assez grand nombre, ce qui suggère de bonnes conditions durant la migration vers le nord. Malgré ce printemps tardif, la nidification des oies est maintenant bien amorcée et dans le secteur central de la colonie, l’équipe a dénombré près de 190 nids. Curieusement, les dates d’initiation semble presque normale avec un pic vers le 11-12 (moyenne à long-terme de 12 juin). Les oies semblent avoir profité de la moindre petite parcelle dégagée de neige pour construire leur nid! Par contre, le nombre moyen d’oeufs par nid est faible, soit 3.25 selon un échantillon préliminaire (la moyenne est habituellement 3.70 œufs par nid).

L’activité des prédateurs dans la colonie est élevée et environ 25% des nids suivis jusqu’à maintenant ont été détruits alors qu’on n’est pas encore à la mi-incubation. À pareille date l’année dernière, c’était environ 10% seulement des nids qui avaient été détruits par les prédateurs. Ce taux apparemment élevé de prédation est sans aucun doute lié à l’effondrement des populations de lemmings. En effet, après le pic s’abondance de 2014, leur, populations étaient restées à des niveaux intermédiaires au cours des 2 dernières années. Toutefois, nos premières sessions de trappage de ces petits rongeurs indiquent une quasi-absence. En absence de lemmings, la proie préférées des renards, on s’attend à ce que ceux-ci se rabattent sur les nids d’oies.

En résumé, les conditions de reproduction des oies à l’Île Bylot sont jusqu’à maintenant au mieux moyennes. En dépit de dates de ponte normales, le printemps plutôt froid et tardif, la faible taille de ponte et un taux de prédation élevé des nids laissent entrevoir une production de jeunes sous la moyenne encore cette année.

Je quitte lundi pour rejoindre l’équipe sur les terrain, donc mon prochain message sur les conditions de reproduction des oies ira à la fin juillet.

À bientôt,

Gilles Gauthier
Département de biologie & Centre d’études nordiques

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