Préparatifs pour la chasse

Bonjour à tous et à toutes,

la chasse à la bernache est maintenant ouverte pour toutes les régions du Québec. Même si cette chasse est pratiquée par plusieurs sauvaginiers, son ouverture n’est pas aussi marquée que celle du canards. L’ouverture du canard se fera le 13 septembre pour les districts C (Abitibi), D (Lac-St-Jean) et E (Gaspésie) et le 20 pour le district F (De Rivière-du-Loup à Gatineau). Cette ouverture est une réelle tradition pour plusieurs chasseurs.

Présentement, la majorité des chasseurs s’affaire à finaliser leurs installations afin d’être prêt pour cette journée. Une des dernières étapes est le camouflage des caches avec une végétation dense afin de permettre aux chasseurs d’être suffisamment dissimulés pour ne par être repérer par le gibier convoité. Les caches sont généralement situées en bordure de rivières ou de marais qui offrent un fort potentiel pour la sauvagine.

Je profite donc de ce début de saison pour vous sensibiliser sur l’importance du type de végétaux à choisir pour camoufler votre cache. Plusieurs d’entre vous utilisez une plante que l’on appelle le roseau commun (Phragmite, voir photo). Cette plante offre plusieurs avantages: elle est disponible en grande quantité, les tiges sont longues (>2,5m) et le feuillage reste vert une bonne partie de la saison. Par contre, elle présente un inconvénient majeur et non négligeable soit qu’elle est considérée comme une plante envahissante. Vous n’avez qu’à regarder le long des autoroutes pour comprendre que cette plante est agressive et elle ne laisse pas de place pour d’autres espèces de plantes.

Photo: roseau commun

Roseau commun

Cette plante peut se disperser à l’aide de sont réseau racinaire, de fragments végétatifs ou de ses graines. Il est important de ne pas transporter, ni utiliser cette plante pour le camouflage de vos caches, car elle risque de s’établir autour de votre site. L’établissement d’une colonie de roseau près de votre site n’est vraiment pas souhaitable.

Lorsqu’elle s’établit à un endroit, elle colonise rapidement les lieux. Par la suite, il est difficile et très onéreux de s’en débarrasser. De plus, elle modifie considérablement l’écologie du site. Ces perturbations ont comme conséquences que le site (marais, bord de rivière ou autres) est moins attractif pour la sauvagine en générale tant pour la reproduction que pour la migration. Le succès de chasse diminue rapidement à la suite de l’établissement d’une colonie de roseau commun.

Il est évident que les solutions de remplacement de ce matériel demande plus de temps et de créativité de la part des chasseurs. Par contre, vous serez fier d’avoir éviter l’envahissement de votre marais par cette plante hautement nuisible pour la biodiversité. Vous serez les premiers perdants dans l’établissement d’une colonie de roseaux sur votre site de chasse. Je suis certain que plusieurs chasseurs pourraient nous raconter des anecdotes sur l’établissement de nouvelles colonies de roseaux commun près de leur site de chasse. N’hésitez pas à me les faire parvenir.

Je vous encourage donc à trouver des solutions de rechange et à nous en faire part afin que votre expérience bénéficie à la communauté des sauvaginiers.

Sur ce, je vous mentionne que les premières bernaches ont fait leur apparition dans la région! Aussitôt que les premières oies se manifesteront, je vais alimenter ce blog de façon régulière.

Bonne saison de chasse dans le respect des autres chasseurs et utilisateurs des milieux humides!

à bientôt,

Benoit

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