Dernières nouvelles avant la migration!

Bonjour à tous et à toutes,

le baguage des oies dans l’Arctique est maintenant terminé. C’est après cette étape que M. Gilles Gauthier publie sa prédiction en sur le succès de reproduction des oies à l’été 2014.

Les données recueillies sur le terrain indique à M. Gauthier que le % de jeunes dans la volée cet automne pourrait atteindre les 28%. Un peu en haut de la moyenne à long terme (22%).

Voici le texte au complet:

La saison de terrain 2014 est maintenant terminée à la station de l’Île Bylot. La dernière activité importante de la saison, soit le baguage des oies des neiges, a eu lieu du 5 au 16 août. Même si les oies étaient assez abondantes cette année, la météo a été très mauvaise. En fait, l’été 2014 s’est déroulé en 2 temps : alors que juin et la première moitié de juillet a été très ensoleillée avec du temps sec et assez chaud, la fin de juillet et le mois d’août ont été brumeux, frais et très pluvieux. Ces conditions ont empêché l’hélico de voler durant de nombreuses journées en août, rendant ainsi le baguage des oies particulièrement difficile. Au final, seulement 2003 oies ont pu été baguées, dont 203 femelles avec des colliers, et 48 jeunes marqués avec des web-tags à l’éclosion ont été recapturés. Il s’agit du plus faible nombre d’oies bagués à l’île Bylot en une saison depuis 1999.

Le rapport jeunes:adultes dans nos captures était de 1.19 (chiffre préliminaire), une valeur assez élevée. Ce rapport jeunes:adultes permet de prédire un pourcentage de jeunes pour cet automne autour de 28%, une valeur au-dessus de la moyenne à long-terme (22%) et nettement mieux que ce qu’on a connu durant les 2 dernières années (12% en 2012 et 8% en 2013). Compte tenu des bonnes conditions de nidification qui ont prévalues jusqu’à l’éclosion (nidification hâtive, taille de ponte élevée, faible taux de prédation sur les œufs) et dont j’ai fait part dans mes précédents messages, je me serais attendu à une abondance encore plus grande de jeunes au baguage que ce que nous avons observé. Il est donc probable que le temps frais et pluvieux qui a prévalu durant presque toute la période d’élevage des jeunes ait affectée négativement leur survie et leur croissance.

En résumé, même si ma prévision sur la production de jeunes oies des neiges est un peu moins optimiste que celle que j’avais formulée en juillet, je m’attends quand même à une très bonne production pour cet automne. Toutefois, il faut se rappeler qu’il reste encore une étape importante pour les oies avant de les voir arriver le long du Saint-Laurent, soit la longue migration depuis l’Arctique, et les conditions rencontrées durant ce parcours peuvent affecter la survie des jeunes. De plus, je n’ai pas d’information sur les conditions environnementales qui ont prévalues à d’autres sites de nidification de l’oie des neiges que l’île Bylot cette année.

Gilles Gauthier
Département de biologie & Centre d’études nordiques
Pavillon Vachon
1045 avenue de la Medecine
Université Laval

Encore un mois et nous entendrons le premières!

à bientôt,

Benoit

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *