Encore des bonnes nouvelles!

Bonjour à tous et a toutes,

la rapport no3 Gilles Gauthier mentionne encore que les nouvelles sont excellentes en ce qui concerne la reproduction des oies dans l’Arctique. En espérant que les conditions continuent d’être excellentes et qu’elles aient été similaires sur la majorité de l’aire de nidification!

à bientôt,

Benoit

Voici le texte complet:

Source: Gilles Gauthier, Université Laval.

La météo favorable qui a prévalue en juin a continué jusqu’à la fin de l’éclosion des oies à la mi-juillet. En effet, nous avons eu une période prolongée de plus de 4 semaines avec du soleil à chaque jour. On n’a eu que quelques jours avec de averses à partie du 14 juillet, ce qui fait de cette saison une des années les plus sèches jamais observée sur Bylot, surtout qu’il y avait eu très peu de neige l’hiver dernier.

L’éclosion des oies est maintenant terminée et notre équipe a pu marquer plus de 2500 jeunes au nid, un nombre élevé, notamment à cause d’une bonne densité d’oiseaux et de la bonne météo. La densité de nids dans la colonie est comparable aux années précédentes mais ce qui est remarquable cette année est qu’on a aussi un nombre d’oiseaux assez élevé qui niche un peu partout sur l’île, en association avec les harfangs. En effet, avec le pic d’abondance des lemmings qu’on observe cette année, on a recensé plus de 100 nids de harfangs sur l’île, un record (et on en a certainement manqué plusieurs!). La plupart de ces nids de harfangs ont plusieurs dizaines de nids d’oies aux alentours.

Tous les indices de reproduction des oies sont favorables cette année. La date moyenne de ponte a été hâtive (10 juin vs 12 juin en moyenne), la taille de ponte élevée (4.1 œufs par nid vs 3.7 en moyenne) et le taux de prédation total des nids a été très faible (environ 95% des nids recensés étaient encore actifs au début de la période d’éclosion).  Ce faible taux de prédation est dû au fait que les prédateurs comme le renard délaissent les oies cette année avec l’abondance de lemmings et aussi à cause de l’effet protecteur offert par les harfangs aux oies qui nichent au voisinage.

Le beau temps qui a prévalu pendant l’éclosion a aussi sûrement favorisé la survie des jeunes durant les premiers jours. En fait, la seule ombre au tableau est que les conditions très sèches qui ont prévalues au début de l’été ont pu diminuer la croissance des plantes, ce qui pourrait réduire la nourriture disponible aux jeunes pendant l’élevage.

Néanmoins, sur la base des conditions de nidification qu’on a observé jusqu’à maintenant à l’Île Bylot, on s’attend à une très bonne production de jeunes pour l’automne.

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