Reportage La Semaine Verte

Bonjour à tous et à toutes,

pour ceux qui n’écoute pas la Semaine Verte à Radio-Canada, voici le lien vers l’émission diffusée hier:

http://www.tou.tv/la-semaine-verte/S2013E08

Il parle de la Grande Oies des neiges et de sa halte migratoire au réservoir Beaudette à Victoriaville et à l’étang Burbank à Danville. Il est important de spécifier que les oies font halte sur le réservoir Beaudette depuis le milieu des années 90′. Ce n’est pas un phénomène nouveau comme semble le laisser croire le reportage.

De plus, j’aimerais signaler que les oies ne délaissent pas la région de Montmagny (C’est-à-dire, de l’Islet à St-Vallier). Elles s’y arrêtent encore, mais tout comme dans la région de Victoriaville, elles s’alimentent maintenant dans les terres agricoles. Elles utilisent les rives du fleuve pour dormir à l’abri des prédateurs. Par contre, la présence de chasseurs dans certains secteurs névralgiques le long du fleuve font en sorte que les oies se déplacent afin de trouver un dortoir sécuritaire.

L’automne 2013 est un très bel exemple qui démontre l’importance d’un dortoir sécuritaire et de son influence dans la présence des oies dans une région donnée. Depuis plus de deux semaines, il n’y a pratiquement pas d’oies à Montmagny là où la chasse est autorisée dans certains secteurs des rives du fleuve (dortoir). Pour la même période, à peine 20 kilomètres plus à l’ouest, dans le secteur de St-Vallier, il y a plus de 40 000 oies dans un dortoir où il n’y a pas de chasse. Dans ce secteur, les activités de chasse se déroulent exclusivement sur les terres agricoles. Cette façon de faire permet aux observateurs d’oiseaux d’avoir un secteur pour faire de l’observation et aux chasseurs d’avoir le leur pour pratiquer leurs activités.

Il est important de spécifier que les oies sont maintenant très nerveuses, car elles sont chassées pratiquement sans interruption de septembre à mai (9 mois sur 12…). Pour elles, un coup de feu trop près du dortoir est un coup de feux de trop. Le critère le plus important dans le choix du dortoir est le niveau de sécurité qu’il leur fournit. La quantité de nourriture n’a vraiment pas d’importance…

Pour ceux qui désirent en connaître d’avantage sur ce sujet, vous pouvez consulter un article que j’ai écrit en septembre 2012: http://www.migrationdesoies.ca/2012/09/les-dortoirs-doies-blanches-et-leur-importance-economique/

Je suis moi-même un chasseur d’oies et ce que je veux éviter à tout prix, c’est de nuire à la présence des oies dans les dortoirs situés à proximité de mon secteur de chasse. Je sais très bien que si je nuis à leur sécurité, elles vont le quitter au profit d’un autre réduisant du même coup le potentiel d’effectuer de belles chasses dans ce secteur. Alors, je ne comprends pas pourquoi les chasseurs tentent toujours d’être le plus près possible du dortoir jusqu’au point de rupture où les oies vont le délaisser…  Dans cette histoire, ce sont les chasseurs les premiers perdant… Se phénomène est présent à Montmagny, mais également à Cap-St-Ignace, à l’Islet et possiblement dans certains secteurs de l’Isle-aux-Grues. En espérant que les choses finiront pas changer…

Bonne réflexion,

Benoit, info@migrationdesoies.ca

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