Nouvelles de l’arctique (rapport no 2)

Bonjour,

voici d’autres nouvelles en provenance de l’Arctique sur le site de suivi de nidification situé à l’île Bylot:

D’abord, la météo du mois de juin a été en dents de scie là-bas. Le temps a d’abord été beau et assez chaud durant les premier 10 jours de juin ce qui a permis une fonte de la neige assez rapide et près de la normale. Par contre, les conditions des 10 jours suivants ont été mauvaises avec de la pluie/neige fondante fréquente, absence de soleil et quelques tempêtes de vent, ce qui a perturbé un peu le travail des équipes. Depuis quelques jours, le beau temps est revenu.

Tel que mentionné dans mon précédent message, les oies sont arrivées tôt à l’Île Bylot cette année et, probablement grâce au beau temps du début du mois de juin, elles ont commencé à nicher rapidement. Sur un premier échantillon de 196 nids, la date moyenne de ponte est le 9 juin, soit 3 jours plus tôt que la normale (12 juin). La densité de nids dans la colonie semble élevée et la taille de ponte est aussi assez élevée, soit 3.9 œufs/nid, également un peu au-dessus de la normale. La mauvaise météo de la mi-juin ne semble pas les avoir trop affectées.

Le point négatif toutefois est la prédation. En effet, lors d’une première revisite de ces nids en mi-incubation, 22% étaient déjà totalement détruits. Les renards sont particulièrement actifs cette année. La raison principale est certainement la faible abondance des lemmings. Après 2 années de forte abondance, notre première séance de trappage de ces petits mammifères à la mi-juin indique une très faible abondance (à peine 15 captures sur nos 3 grilles de trappage comparé à plus de 150 à la même période l’an passé). Quand les populations de lemmings s’effondrent comme cela est le cas cette année, les renards se tournent alors vers les œufs d’oies comme proie principale et le succès de nidification des oies chute.

Il est donc difficile de faire un premier pronostic sur la production attendue des oies pour l’automne car on a un mélange jusqu’à maintenant de conditions favorables (nidification hâtive, effort de reproduction élevé) et défavorables (prédation élevée).

Je quitte dans 2 jours pour rejoindre l’équipe. Je vous tiendrai au courant de la situation à mon retour à la fin juillet.

Source:
Gilles Gauthier
Département de biologie & Centre d’études nordiques

à bientôt,

Benoit

Une réflexion au sujet de « Nouvelles de l’arctique (rapport no 2) »

  1. Je suis allé à l’aire de repos de Saint-Vallier hier, après le travail, vers 17h00 : Sur la batture du côté de la pointe , environ 1 500 oies. Dans les champs, au sud, de la 132 : environ 2 500 oies.

    Bonne journée

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