Les premières!

Bonjour à tous et à toutes,

et oui, j’ai eu la chance ou la malchance diront ceux qui n’aiment pas l’hiver d’observer mes premières oies. Vendredi dernier, j’ai observé près de 1000 oies dans le secteur de l’isle-aux-grues. C’est toujours agréable d’entendre leur cri si caractéristique. Il est également intéressant de constater qu’à chaque année, les premières oies fréquentent les mêmes secteurs de l’île.

Les premières volées d’oies à arriver dans la vallée du St-Laurent sont généralement composées d’oies adultes. Comme ces oies ne sont pas retardées par leur couvée (prédation, vieillesse, etc…), elles devancent leur mue. Ce comportement leur permet de migrer plus hâtivement et de profiter des premières conditions favorables à la migration. Les juvéniles nés cet été arriveront au début du mois d’octobre.

Il nous reste encore quelques semaines à patienter avant d’observer de bons rassemblements d’oies. En attendant, la migration de certaines espèces est déjà bien avancée. Il est donc possible de faire d’agréables rencontres.

à bientôt,

Benoit

Nidification des oies 2017-4

Salut à tous et à toutes,

voici le dernier message de M. Gilles Gauthier concernant la reproduction des oies à l’île Bylot en 2017:

Bonjour,

La saison de terrain 2017 est maintenant terminée à la station de l’Île Bylot. La dernière activité importante de la saison, le baguage des grandes oies des neiges, a eu lieu du 5 au 14 août. Côté météo, nous avons eu des conditions moyennes avec un mélange de journées ensoleillées et de journées pluvieuses, ce qui a perturbé nos activités certaines journées. Au final, notre équipe a capturé 10 groupes ce qui a permis de baguer 3216 oies, dont 480 femelles adultes avec des colliers, et 101 oisons marqués avec des web-tags à l’éclosion ont été recapturés. Il s’agit d’un assez bon résultat compte tenu des conditions météo et de la petite taille des groupes d’oies cette année.

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Le rapport jeunes:adultes dans nos captures était de 0.880 (chiffre préliminaire), une valeur assez faible et sous la moyenne à long-terme. Ce chiffre n’est toutefois pas étonnant et est en accord avec les observations que nous avions réalisées durant la nidification. En effet, la densité de nids dans la colonie et surtout la taille de ponte dans les nids étaient assez faibles cette année à cause de la fonte de neige tardive. De plus,  la prédation sur les nids a été assez élevé avec l’absence de lemmings. Ce rapport jeunes:adultes permet de prédire un pourcentage de jeunes pour cet automne autour de 15%, soit une valeur plus basse que la moyenne à long-terme (22%) mais comparable à l’année passée (17%).

Bref, il faut s’attendre à une production de jeune encore mitigée pour cet automne.

Gilles Gauthier
Département de biologie & Centre d’études nordiques

à bientôt,

Benoit

Nidification des oies 2017-3

Bonjour à tous et à toutes,

et oui, l’automne est vraiment à nos portes 😉 Voici le 3ème message de M. Gauthier concernant la nidification des oies en 2017:

Bonjour,

Voici une mise-à-jour de la nidification de l’oie des neiges à l’Île Bylot.

La météo a été généralement bonne durant toute la nidification des oies jusqu’à la fin des éclosions avec du temps ensoleillé et peu de précipitations. Néanmoins, les températures sont jusqu’à maintenant un peu sous les normales.  L’éclosion des jeunes est terminée et notre équipe a pu marquer environ 2000 jeunes au nid, ce qui est excellent compte tenu que la densité de nids dans la colonies est faible cette année. En effet, comme j’ai indiqué dans mes précédents messages, la forte accumulation de neige en début de saison et la fonte très tardive a empêché certains oiseaux de nicher. Ceux qui l’ont fait ont utilisé des endroits différents qu’à l’habitude pour nicher, soit les premiers endroits qui ont été dégagés de neige en milieu mésique au détriment des milieux humides habituellement préférés. Même si les dates de ponte étaient presque normales (pic de début de ponte le 12 juin, soit la date moyenne à long terme),  la taille de ponte était réduite (3.4 œufs par nid comparé à 3.7 en moyenne).

Les populations de lemmings, la proie principale des prédateurs d’oies comme les renards, labbes et goélands, se sont effondrées depuis l’été passé et leur abondance est très faible cette année. La conséquence est que ces prédateurs exercent une pression plus forte sur les œufs et les jeunes oies en quête de nourriture. La prédation sur les nids a donc été assez intense avec environ le tiers des nids d’oies détruits à la mi-incubation, ce qui est élevé. L’activité des prédateurs dans la colonie semble toutefois avoir ralenti durant l’éclosion.

Il appert donc que, globalement, les indices de reproduction des oies sont mitigés jusqu’à maintenant à l’île Bylot. Même si la phénologie est normale, la densité des nids et la taille de ponte sont faibles et la prédation sur les nids est élevée. On s’attend donc d’ores et déjà à une production de jeunes sous la normale cet automne, probablement plus faible que l’année passée.

La dernière étape de la saison sera le baguage des oies, qui commencera dans un peu plus de 2 semaines. Je pourrai vous donner des informations sur cette dernière étape de la nidification des oies vers la fin du mois d’août.

Bonne fin d’été!

Gilles Gauthier
Département de biologie & Centre d’études nordiques

à bientôt,

Benoit

Nidification des oies 2017-2

Bonsoir à tous et à toutes,

voici le 2ème message de M. Gauthier concernant la nidification des oies à l’île Bylot. Les femelles sont présentement en train de couver.  Bonne lecture!

Bonjour,

Voici des dernières nouvelles de la nidification de l’oie des neiges dans l’Arctique.

Tel que précisé dans mon précédent message, nous avons cette année un printemps assez tardif à l’île Bylot. La quantité de neige à l’arrivée de l’équipe à la fin mai était très élevée et la fonte de la neige a procédé lentement avec une météo changeante durant laquelle périodes de soleil et de temps nuageux ont alternées, entrecoupé de quelques chutes de neige! En date d’hier, il y avait encore 50% de couverture de neige dans les secteurs centraux de la colonie at dans certains secteurs, on avait jusqu’à 90% de couverture de neige encore.

Néanmoins, les oies sont arrivées tôt, durant les premiers jours de juin, et en assez grand nombre, ce qui suggère de bonnes conditions durant la migration vers le nord. Malgré ce printemps tardif, la nidification des oies est maintenant bien amorcée et dans le secteur central de la colonie, l’équipe a dénombré près de 190 nids. Curieusement, les dates d’initiation semble presque normale avec un pic vers le 11-12 (moyenne à long-terme de 12 juin). Les oies semblent avoir profité de la moindre petite parcelle dégagée de neige pour construire leur nid! Par contre, le nombre moyen d’oeufs par nid est faible, soit 3.25 selon un échantillon préliminaire (la moyenne est habituellement 3.70 œufs par nid).

L’activité des prédateurs dans la colonie est élevée et environ 25% des nids suivis jusqu’à maintenant ont été détruits alors qu’on n’est pas encore à la mi-incubation. À pareille date l’année dernière, c’était environ 10% seulement des nids qui avaient été détruits par les prédateurs. Ce taux apparemment élevé de prédation est sans aucun doute lié à l’effondrement des populations de lemmings. En effet, après le pic s’abondance de 2014, leur, populations étaient restées à des niveaux intermédiaires au cours des 2 dernières années. Toutefois, nos premières sessions de trappage de ces petits rongeurs indiquent une quasi-absence. En absence de lemmings, la proie préférées des renards, on s’attend à ce que ceux-ci se rabattent sur les nids d’oies.

En résumé, les conditions de reproduction des oies à l’Île Bylot sont jusqu’à maintenant au mieux moyennes. En dépit de dates de ponte normales, le printemps plutôt froid et tardif, la faible taille de ponte et un taux de prédation élevé des nids laissent entrevoir une production de jeunes sous la moyenne encore cette année.

Je quitte lundi pour rejoindre l’équipe sur les terrain, donc mon prochain message sur les conditions de reproduction des oies ira à la fin juillet.

À bientôt,

Gilles Gauthier
Département de biologie & Centre d’études nordiques

Nidification des oies 2017-1

Bonjour à tous et à toutes,

Comme à chaque année, m. Gilles Gauthier chercheur à l’Université Laval publie quatre messages sur la progression de la nidification des oies sur l’ile Bylot dans l’Arctique Canadien. Voici son premier message:

Bonjour,

Voici de retour les messages vous informant du déroulement de la saison de nidification des oies des neiges à l’Île Bylot. Les premières personnes de mon équipe sont déjà sur place depuis la fin mai.

Comme l’an passé, la quantité de neige au sol était très élevée à l’arrivée, parmi les plus élevées des 10 dernières années. En date du 3 juin, la couverture de neige dans notre vallée principale était évaluées à 85% alors que la moyenne à long-terme pour cette date est un peu sous les 70%. La température se maintient autour de 0 mais le soleil est quand même assez présent et la fonte de la neige progresse.

Par contre, en date du 3 juin, ils ont dénombrés 748 couples dans la vallée principale, ce qui est un nombre très élevé. Ce nombre s’explique en partie parce que les zones de nidification sont encore couvertes de neige, ce qui force les oies à se concentrer sur les flancs de colline (où on fait nos décomptes) pour s’alimenter. Mais cela suggère également que les oies sont arrivées sur place relativement tôt cette année malgré le printemps froid et pluvieux qu’on a connu au Québec.

Voici pour les premières observations. D’autres devraient suivre dans les prochains jours.

Gilles Gauthier
Département de biologie & Centre d’études nordiques
Pavillon Vachon

Pour le moment ce n’est pas très encourageant… De plus, 2017 est supposée être une années de faible abondance de lemmings après quelques années de fortes abondances. Les renards arctiques se sont donc reproduits beaucoup ces dernières années. En absence de lemmings cette année, ils vont se tourner vers les oeufs d’oies pour combler leurs besoins alimentaires… Il faut simplement espérer qu’une température clémente viendra atténué l’effet négatif de la prédation.

À suivre…

Benoit

Toujours plus d’oies à Montmagny!

Bon début de semaine à tous et à toutes,

maintenant que la neige est presque totalement disparue de la plupart des champs, les oies peuvent donc s’en donné à coeur joie. Depuis mon dernier message, les choses se sont grandement activées. À chaque jour de nouvelles oies arrivent dans la région. La succession de systèmes dépressionnaires que nous avons eu au courant des derniers jours fait en sorte qu’il y a de fortes poussées migratoires entre chacun d’eux.

Voici une courte liste des nouvelles espèces d’oiseaux répertoriées depuis quelques jours:

  • Petite buse
  • Hirondelle bicolore
  • Pic flamboyant

Pour le moment, une partie des oies présentes à Montmagny s’alimentent dans les champs situés derrière le centre d’achat. Il est donc possible d’effectuer de magnifiques observation dans ce secteur. Je vous signale que l’envolée matinale débute vers 5:45-6:00. Présentement, la marée est haute très tôt (ce matin 4:25) forçant les oies à gagner les champs rapidement dès que les premières lueurs apparaissent.

N’hésitez pas à me faire part de vos observations: bgendreau@montmagny.com

à bientôt,

Benoit

 

Quel spectacle!

Bonsoir à tous et à toutes,

Depuis maintenant près de 48 heures, les oies ne cessent d’arriver dans la région de Montmagny et les îles. Le pic s’est déroulé aujourd’hui entre 11h et 16h où des groupes de 150 à 500 oies faisaient la fil pour se poser sur les battures. Plusieurs voiliers ont également été observés en plein centre du fleuve direction Isle-aux-Grues. Le prochain système dépressionnaire qui est à nos portes à poussé ces oies à migrer jusque dans nos régions.

En fin de journée hier, j’estimais grossièrement le nombre d’oies à Montmagny à près de 30 000. Cet après-midi, elles devaient être plus de 60 000! C’est tout un spectacle que nous avons présentement. De plus, elles s’alimentent présentement dans le champ spécialement aménagé près des érangs d’épuration.

Dimanche sera sans doute la meilleure journée pour faire de l’observation alors que demain et samedi seront d’excellentes journées de chasses!

à bientôt,

Benoit

 

Bon rassemblement à Montmagny

Bonjour à tous et à toutes,

en ce lundi de pâques plutôt gris, j’en profite pour vous donner quelques détails sur la présence des oies dans le secteur de Montmagny. Il y a un peu plus de 20 000 oies qui se tiennent entre l’embouchure de la rivière à Lacaille et le Quai de Montmagny. Ce matin, les oies ont pris leur envole vers les champs entre 6:30 et 9:00. À noter que la marée était montante rendant inaccessible le scirpe d’Amérique source de nourriture pour les oies.

Voici les autres migrateurs qui se sont pointés le bout du bec dans la région dernièrement:

  • Moucherolle phébi
  • Troglodyte des marais
  • Sarcelle d »hiver
  • Busard St-Martin
  • Crécerelle d’Amérique

Plusieurs autres migrateurs comme les Plectrophanes des neiges se sont rassemblés en gros groupes et sont prêts à ce déplacer vers le nord. Notons également l’observation de 2 perdrix grises et de 4 dindons sauvages dans le secteur de rivière à la Lacaille.

à bientôt,

Benoit

 

Premiers mouvements!

Bonsoir,

les premiers mouvements migratoires d’importances ont été observés en fin de semaine dans la région de Montmagny. Samedi, j’étais à Pointe à Lacaille afin des débuter les préparatifs du site de chasse. Tout au long de la journée, nous avons observé plusieurs voiliers d’oies en migration vers l’est. Un total de 2500 oies ont été estimées tout en travaillant.

D’autres migrateurs comme le busard St-Martin, les canards colverts et les pygargues à tête blanche ont également été observés lors de cette journée. Dimanche, les pluviers kildirs ont fait leur apparition.

Les conditions de migration demeurent favorables au moins jusque dans la nuit de lundi à mardi.

Profitez en c’est le printemps!

à bientôt,

Benoit

Les choses s’activent!

Bonjour à tous et à toutes,

et oui, la migration a enfin débuté dans la belle région de Montmagny! Voici mes observations des derniers jours à partir de Berthier-sur-Mer:

  • Grand harle: 2
  • Grand héron: 1
  • Carouges à épaulettes: 5
  • Quiscales bronzé: 2
  • Bernache du Canada: 15
  • Goélands à bec cerclé: des dizaines

Ce n’est pas grand chose, mais c’est mieux qu’une tempête de neige! Les oies se sont également déplacées vers le nord-est. Un groupe de plus 30 000 a été observé dans le secteur de Baie-du-Febvre. Plusieurs groupes d’une dizaine d’oies ont aussi été aperçus dans la région de Québec.

Tous ces mouvements migratoires ne sont pas étrangers aux deux systèmes dépressionnaires qui frapperont le Québec au courant des prochains jours!  Les oiseaux sentent l’arrivée de ces systèmes et profitent des vents favorables (sud-ouest) situés à l’avant de ces systèmes pour migrer. De plus, les conditions et les vents sont généralement défavorables (nord-est) à la migration pendant le passage d’un système dépressionnaire.

Pour suivre la migration des oies, cliquez sur ces différents liens:

  1. Baie-du-Febvre
  2. Ebird

Par contre, la migration va s’activer de nouveau au courant de la fin de semaine prochaine. Les vents tourneront au sud-ouest et les températures grimperont pour atteindre plus de 10 degrés mardi! L’impulsion migratoire risque d’être très forte pour les journées de dimanche (9-avril) à mardi (11 avril).

N’hésitez pas à me faire part de vos observations et commentaires: info@migrationdesoies.ca

à bientôt,

Benoit